321 156 automobilistes ont été contrôlés par la police durant les huit semaines de la campagne Bob de fin d’année dernière. C’est un peu moins que l’année précédente (342 547 contrôles) mais c’est largement au-dessus des objectifs fixés. C’est surtout la police flamande, et en premier celle d’Anvers, qui a été active. Un test sur quatre (24%) a été effectué dans la province anversoise. Logiquement, c’est aussi dans cette province où le risque de se faire contrôler est le plus élevé que le pourcentage de conducteurs «positifs» est le moins élevé: 1,8% seulement, soit 1% en dessous de la moyenne nationale qui est de 2,8%. Elle était de 3,2% lors de la campagne Bob de 2013.

Peu de contrôles en Brabant wallon

En comparaison, en Région wallonne où 88 576 tests d’alcoolémie ont été effectués, la moyenne des cas positifs atteint 3,3%. Elle grimpe même à 4,4% dans le Hainaut et le Brabant wallon, où 6 900 contrôles seulement ont été opérés. Preuve selon l’IBSR qui diffuse ces chiffres que le risque de se faire «pincer» influe sur le comportement des automobilistes. Seule la Région bruxelloise effectue moins de contrôles que le Brabant wallon en rapport avec sa densité de population (1 347 tests par 100 000 habitants dans la Région capitale). Le taux de cas positifs y atteint 3,3%.

«Le pourcentage de conducteurs positifs est le plus bas jamais atteint, preuve qu’une partie de plus en plus importante de conducteurs ont compris que boire et conduire ne font pas bon ménage et s’organisent avant de sortir faire la fête», ajoute l’Institut pour la sécurité routière.

Mais si les statistiques sont encourageantes, un élément vient néanmoins assombrir le tableau. «Une tendance préoccupante reste le pourcentage de conducteurs ayant un taux supérieur de 0,8 pour mille. Ils sont près du double de ceux ayant un taux de 0,5 et 0,8 pour mille. Ce phénomène est d’autant plus inquiétant que le risque d’accident augmente de manière exponentielle avec le taux d’alcool et que cette frange de conducteurs représente donc un danger pour la société.»

source: www.lavenir.net - 04/02/2015